L'article paru en avril 2019 sur le site de Réseau transition.be,  s'interroge : Qu’y a-t-il derrière les monnaies locales ?  Il tente de dépasser l’enthousiasme propre à la présentation des projets de monnaies locale complémentaires (MLC) pour insister sur les difficultés auxquelles ils peuvent être confrontés.

Nous vous proposons une brève présentation des questionnements à partir de quelques extraits

 

L’adhésion du consommateur : qu’est ce qui bloque ?

" Payer en monnaie locale implique d’intégrer de nouvelles habitudes dans son quotidien :  se rendre à un comptoir de change et aller changer ses euros, trouver des prestataires près de chez soi, changer de lieu pour faire ses courses… Alors comment inciter les consommateurs à changer leurs habitudes et donner envie d’utiliser une monnaie locale? "

Et les prestataires ?

" Susciter l’adhésion des prestataires semble être plus facile étant donné les nombreux avantages qu’ils pourraient tirer de la mise en place d’une monnaie locale, mais un travail important doit être effectué dans le démarchage et la création un réseau assez large pour pérenniser le projet."

La charte de valeurs : comment la penser ?

" Mieux vaut-il limiter le nombre de prestataires mais avoir des valeurs plutôt exigeantes ? Ou bien est-il plus efficace d’établir des valeurs de base, moins exclusives, pour permettre à plus de prestataires d’entrer dans le réseau afin d’élargir l’utilisation de la monnaie rapidement ? "

Quelle définition du local ?

" Si l’objectif premier est de créer du lien, mieux vaut restreindre le territoire de circulation à l’échelle de la ville pour une réelle inclusion. Au contraire, si l’objectif principal est de nature purement économique, un territoire élargi pourra inclure un maximum de fournisseurs et incitera sûrement d’autres prestataires à rejoindre le réseau…"